13 juillet 2014

J'aime pas les virages...

Les vacances arrivent!

Synonyme de détente, dépaysement, mais aussi de longs trajets, avec tous les inconvénients que cela comporte. Le mal des transports, en particulier, peut toucher petits comme adultes de façon ponctuelle ou même chronique: mal au crâne voire migraines, nausées...

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Pour rendre ces périodes moins difficiles, il existe des solutions simples et naturelles.

 

1°) Tout d'abord rapelons les conseils de bon sens:

- Ne pas partir le ventre vide, ni après un repas trop lourd

- Pour les trajets en voiture, installez vous plutôt à l'avant, et si possible prenez le volant! Pour les enfants, adoptez une conduite la plus souple possible.

- Évitez les livres, les écrans, les sms, les cartes routières... vive le gps! (et en même temps c'est efficace pour la paix des ménages)

 

 2°) Le réflexe homé

Très bien supportée par tous, la cocculine (composé des laboratoires boiron, en pharmacie) peut être pris dès la veille du trajet. Parlez en à votre pharmacien, qui vous indiquera les posologies adaptées à chaque situation.

 

3°) Ne pas partir sans: les huiles essentielles

Les huiles essentielles, particulièrement efficaces sur toute la sphère digestive lorsqu'elles sont bien utilisées, sont des alliées de choix pour le soulagement des nausées liées au transport. De plus, pas besoin ici de les appliquer ou les ingérer, il suffit de les respirer à même le flacon, dès que le besoin se fait sentir.

Lesquelles choisir?

En dessous de 6 ans:

Le gingembre (Zingiber officinale), tout seul

Ados et ado:

- Basilic (Ocimum basilicum)

- Menthe poivrée (Menthe piperita)

- Mélisse (Mélissa officinalis)

- Citron (Citrus limonum)

Vous pouvez réaliser vous même votre mélange dans un flacon de verre ambré. Les huiles essentielles se conservent très bien, même mélangées, lorsqu'elles ne sont pas diluées dans une huile végétale.

Précautions :

Dans les deux cas: attention, évitez bien le contact des huiles avec la peau.

Vous pouvez déposer quelques gouttes sur un mouchoir, mais ne le plaquez sur les lèvres, et évitez bien sur de le confier aux petits.

 

Bon voyage!

 


01 juillet 2014

Pourquoi les noms latins?

Vous vous êtes souvent demandé pourquoi les spécialistes des plantes s'expriment toujours avec des noms de plantes incompréhensibles du grand public? Pourquoi parler de Lavandula angustifolia plutôt que de dire simplement Lavande? Eh bien non ça n'est pas simplement pour qu'ils puissent étaler leur science, mais surtout pour savoir de quoi l'on parle...

 

Nom commun/noms scientifiques:

Tout d'abord ces noms ne sont pas à proprement parlé latins. beaucoup sont certes des traductions latines d'une caracteristique de la plante (Cupressus sempervirens, par exemple: Cupressus = Cyprès, semper = toujours, virens = vert), mais d'autres ont simplement des consonnances latines (par exemple Berberis dawinii, petit arbuste nommé ainsi en hommage à Darwin - on peut dire à la limite que c'est la traduction latine de "Berberis de Darwin", mais ça commence à devenir légèrement capilotracté pour moi)... Enfin bref, tout ça pour dire qu'il est plus exact de parler de noms scientifiques plutôt que de noms latins.

Ensuite, un nom commun est certes plus facilement compréhensible par beaucoup de monde, mais est très imprécis:

- Il peut désigner plusieurs plantes, aux propriétés parfois très différentes: il y a par exemple différents types de lavandes, de romarins, d'eucalyptus...

- Il peut y avoir confusion: l'exemple typique est celui de l'acacia. On connaît tous l'arbre de nos villes et nos campagnes avec lequel on fait des beignets (mmmmh...), dont le nom scientifique est Robinia pseudoacacia. Mais botaniquement, l'acacia est en fait une famille d'arbustes, qui contient par exemple le Mimosa: Acacia dealbata. Donc voilà, si vous parlez simplement d'acacia, il peut s'agir de beaucoup de plantes, qui peuvent être très différentes...

- Le dernier problème en ce qui concerne les noms communs est qu'il n'y en a aucun officiel! Il est différent selon la langue bien sûr, le pays, voire même la région. Un seul nom est valable partout, dans toutes les langues: le nom scientifique. 

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Le nom scientifique est donc une information indispensable, notamment au moment de choisir vos huiles essentielles: n'achetez surtout pas une huile où cette info n'est pas marquée sur le façon! Vous ne savez pas ce qu'il y a dedans, et le vendeur non plus s'il ne l'a pas marqué!

 

Cette information est également importante au niveau des recettes et documentations que vous pouvez trouver, sur internet et autre. Méfiez vous des recommandations d'utilisations d'huiles essentielles qui ne sont pas précises dans la dénomination... Certes il n'y a pas 136 possibilités différentes si on vous parle d'huile essentielle de citron. Par contre si on vous parle de sauge par exemple, l'huile essentielle de sauge officinale (Salvia officinalis) n'a pas du tout les mêmes propriétés ni les mêmes contre indications que la la sauge sclarée (Salvia sclarea).

 

Pour en savoir plus sur la science, que dis-je, l'art qui concerne le nom des plantes, vous pouvez commencez ici: la systématique